Maryse GRONE Référente sur Nantes

Enceinte de mon 1er enfant, j’ai appris lors de l’échographie de fin de 1er trimestre que ma grossesse s’était arrêtée. J’ai alors découvert le décalage qu’il peut exister entre l’image que l’on peut avoir des fausses couches dites « précoces » et la réalité de cette expérience douloureuse. Cette annonce a été un choc: on pense toujours...

  • Position:
    Bénévole
  • Email:
    hesperanges44@gmail.com
Enceinte de mon 1er enfant, j’ai appris lors de l’échographie de fin de 1er trimestre que ma grossesse s’était arrêtée. J’ai alors découvert le décalage qu’il peut exister entre l’image que l’on peut avoir des fausses couches dites « précoces » et la réalité de cette expérience douloureuse. Cette annonce a été un choc: on pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres, on se sent invincible, j’ignorais d’ailleurs qu’une grossesse pouvait s’arrêter ainsi et qu’une fausse couche précoce devait parfois être provoquée médicalement…
On ressent au début du déni, puis beaucoup de colère et d’injustice et l’on doit souvent faire face à de l’incompréhension et du silence, d’autant plus que l’on est censé « cacher » sa grossesse les trois premiers mois…
 
Si j’ai rejoint l’association Hesperanges, c’est pour que les personnes qui doivent vivre la même épreuve ne se sentent pas seules et puissent exprimer leur souffrance tout en se sentant écoutées. S’entendre dire que la souffrance que l’on ressent après la perte de son bébé est légitime et normale, c’est déjà beaucoup. Parler de son expérience avec d’autres, c’est aussi une manière de faire vivre son enfant parce que son existence est reconnue. C’est un soulagement.
 
Mon engagement est aussi une façon de ne pas rester passive suite à cette épreuve. C’est militer pour une meilleure reconnaissance du deuil périnatal de manière générale auprès du public et du personnel médical.